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Le salon du Bourget 2013, débute tout juste et les coups d'éclat se succèdent déjà.

Les industriels de la défense sont aujourd’hui sur le devant de la scène avec leurs drones de reconnaissance. Ces industriels, EADS, Dassault, Finmeccanica, font une demande de programme de financement européen pour le développement de drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance).

Les concurrents d’hier, devenue alliés de demain. Cette situation s’est déjà produite par le passé entre EADS et Dassault qui n’avaient pas réussi à s’entendre et avaient coupé court à cette entente. Aujourd’hui pourquoi cela fonctionnerait-il mieux ?

Les 3 industriels expliquent qu’il s’agit avant tout de sortie d’une impasse. Les marchés gouvernementaux pour l’achat de drones sont tenus par les filiales américaines et israéliennes. Il est donc vital pour ces 3 groupes de s’unir afin de créer une filiale européenne dans ce domaine. De plus, les dirigeants des entreprises Dassault et EADS ont étaient remplacés, permettant d’oublier le passé et de recommencer sur des bases plus sereines.

Afin de convaincre les gouvernements européens, les industriels exposent leurs arguments dans un communiqué.

  • "Le développement d’un tel système permettrait, dès le stade de la conception, de tenir compte des besoins critiques en matière de certification des drones, et donc de les utiliser en toute sécurité dans l’espace aérien européen" Ceci fait allusion à l’achat de l’Allemagne dans un drone américain pour 500 millions d’euros. Investissement en pure perte puisqu’il peut être certifié en Europe
  • "La souveraineté et l’indépendance européenne en matière de gestion de l’information et du renseignement seraient garanties, tout en offrant un système robuste, capable de résister aux cyber-attaques."

Toutefois, il apparaît 2 problèmes dans cette idée.

  • D’ordre financier, avec l’achat de drone Reaper, et la situation économique difficile, les Etats peuvent-ils investir dans un tel programme ?
  • D’ordre opérationnel, un drone n’a pas de pilote, pour un tel projet il en faut tout de même un. Les nouveaux partenaires sont 3, qui prendra donc le rôle de maître d’œuvre dans ce projet ?

 

Sources :